• Le Bûcher Un lieu de l'activisme sacré

Se remémorer la sagesse du corps

Dernière mise à jour : sept. 16

Quand on en arrive au point où le coronavirus est l’actualité la plus rassurante, parce qu’au moins il ne s’agit pas d’un être humain ou d’un groupe qui marchent sur les autres en toute impunité, alors on comprend que la notion d’humanité est aussi fragile que précieuse.


Il y a des violences et abus flagrants, quand ils sont infligés éhontément par un individu/ un groupe/ un système sur d’autres. Il n’est malheureusement pas utile de citer des exemples si vous aussi vivez en France ou en suivez les actualités des 10 derniers jours.


Et puis il y a un autre niveau de violence, qui consiste, de générations en générations, à infuser dans les individus eux-mêmes les graines d’une violence avec laquelle ils vont se diminuer, se taper dessus tous seuls et réduire leur impact dans le monde. Il s’agit très souvent de croyances limitantes, de manques de confiance, de méconnaissance et désamour de soi. Et puis une des manières les plus radicales est de couper les êtres, et spécifiquement les femmes, de leur corps, en survalorisant l’impact de la pensée, du mental et de la parole, et en dénigrant l’infinie sagesse contenue dans le corps.


Notre corps est l’endroit par lequel on reçoit la connaissance. Nos ressentis sont les indicateurs de là où l’on doit poser nos oui et nos non. Le corps est ce qui nous connecte à notre individualité en même temps qu’à notre lien à, et à notre place dans la communauté. La connexion aux régnes végétaux, minéraux et autres qu’humains se fait par notre corps. L’information de l’Invisible passe par notre corps. Notre connexion à la Vie elle-même est dans notre corps.




En nous coupant de lui, on se coupe de cette conscience. En cherchant à faire fonctionner nos corps contre leur nature, en leur demandant d’en faire toujours plus et en ne respectant pas nos cycles, on perpétue cette violence sans même réaliser l’irrespect de nous à nous.


Il est urgent de se remémorer la sagesse contenue dans nos corps et de réclamer un pas après l’autre notre fonctionnement cyclique. Il est temps de se remémorer la nature cyclique de chaque chose, de l’honorer et de lui faire confiance.


Dans le nouveau module du bûcher, on explore comment on peut se reconnecter aux cycles, et notamment aux cycles menstruels, avec l’idée qu’en intégrant nos propres cycles on peut mieux appréhender l’essence cyclique de toute chose et sortir d’un diktat qui impose d’être linéaire.


L'heureux hasard du calendrier veut que nous sortions cette formation le lendemain de la journée des droits de la femme. Notre prière est que ce module devienne obsolète le plus rapidement possible parce que ces savoirs seront redevenus communs et honorés par tous. Et avec notre soutien aux combats féministes, à l’activisme menstruel et autres combats pour la reconnaissance et l’égalité.

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