• Le Bûcher Un lieu de l'activisme sacré

Rêver radical

Tout commence par une vision.

Tout commence par ce moment où une étincelle vous picote dans le coin de l'oeil et de la tête avec un "et-mais-ce-serait-ouf-si ...". Elle arrive lors d'un apéro entre amis, au moment où vous vous couchez ou lors d'une discussion avec quelqu'un qui porte une vision similaire et qui, soudainement, donne l'autorisation à votre propre rêve d'être rêvé.

Nous vivons aujourd'hui dans ce que nous avons été en capacité de rêver hier. "Et mais ce serait vraiment cool si j'allais habiter dans cette région/ si je faisais cette formation/ si je développais ce projet etc.". On y est. (D'ailleurs, c'est toujours sympa de prendre un instant pour célébrer et s'auto congratuler sur ce qu'on a accompli avant de repartir en avant tête baissée sur nos prochains rêves). Un des principes fondateurs de l'Activisme Sacré est de rêver, et de rêver en grand. Il ne s'agit pas juste de porter une vision, il s'agit de porter la vision la-plus-ouf-possible pour le monde, pour le collectif et pour soi, de nourrir la part de nous qui croit que nos rêves les plus grands peuvent exister.

Il s'agit de porter une vision radicale, une vision qui ose faire exploser les piliers mêmes sur lesquels nous nous sommes construit, les prisons invisibles qui retiennent nos imaginaires. Individuellement mais aussi collectivement. C'est l'heure de faire sauter les croyances limitantes. L'utopie n'est pas une maladie, c'est la seule manière dont nous avons jamais fait avancer le monde.

Il ne s'agit pas de ne plus regarder la réalité et de se beurrer dans des illusions ou des fausses promesses. Il s'agit de regarder avec honnêteté là où l'on est, les potentiels futurs et de choisir de croire que le plus beau est possible. C'est un peu un tour d'équilibriste de porter dans son cœur tous les possibles, mais de choisir de nourrir la version la plus heureuse. Comme beaucoup de choses, c'est une pratique.




C'est tentant d'arrêter de rêver pour se protéger. Particulièrement en 2020. Tant de nos projets n'ont pas pu voir le jour qu'un des mécanismes naturels peut être d'arrêter de rêver. Alors ça demande du courage de ressentir nos déceptions et malgré tout, de se relever et de continuer. La prudence a ses vertus, mais rêver implique de prendre des risques: nourrir une vision dont on n'a pas la certitude qu'elle verra le jour ou que nos efforts ne soient pas récompensés. Il n'y a pas d'assurance sur nos rêves.

Au bûcher, on prend le risque de rêver en grand, de croire que nos rêves individuels vont rencontrer nos rêves collectifs, et que nos visions les plus justes sont celles qui vont amener plus de soin, d'harmonie et de justice.

Parlant de vision, en 2021, on propose de nouvelles expériences autour des principes de l'Activisme Sacré et ça démarre en janvier avec une session de Qoya sur le thème de Rêver Radical et une session de rituel collectif sur le même thème. Venez comme vous êtes, aucune expérience nécessaire, juste l'envie d'explorer votre propre relation au rêve et de rêver vos rêves avec les nôtres.

D'ici là, on vous souhaite un chouette début d'année, plein de gratitude, de rigolade et de galettes des reines (oui, on l'a renommé).

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